L'USURE DES GÉOMÉTRIES

Christophe Verfaille

du 1er octobre au 10 décembre 2016

 

Christophe Verfaille est mort en 2011 à 58 ans. Il laisse une œuvre quasi méconnue qui ne fut exposée, de son vivant, qu'en de très rares occasions. Cette œuvre, dont l'apogée se situe dans les années 90 et début 2000, il l'a élaborée « debout et entêté » au cours d'une vie marquée par la précarité et la maladie. En 2003, il résumait ainsi sa proposition picturale : « Peindre à la glycéro, sur contreplaqué, l'emboîtage de structures de formes droites entamées par leur ponçage ». Cette « usure des géométries » – ce sont encore ses mots – produit l'effet d'une matière-couleur dense comme le gypse, d'une peau inimitable, irreproductible, qui magnifie les qualités chromatiques et a-compositionnelles de ses tableaux. « On a affaire à une matité insondable, à une profondeur que l'œil seul ne peut étreindre. (…) Mais à cette matité absorptive, Verfaille ajoute le lisse, c'est à dire la marque la plus immédiate du superficiel (au sens étymologique du terme). Dès lors il crée un objet inouï, il invente un tableau contradictoire – à la fois épais et mince, profond et plat, à la fois feuille de papier buvard et table de formica ». (Yve-Alain Bois in « Le lisse et le mat », 1996 ; texte repris et complété pour l'exposition de l'artiste à la Galerie Buchholz en 2013).

Nous remercions Bernard Joubert, Claire-Lise et Alain Barrier, ainsi que les amis de l'artiste pour le prêt des tableaux présentés dans cette exposition.
L'œuvre de Christophe Verfaille est représentée par la Galerie Buchholz (Cologne, Berlin, New-York).



 
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